15 janvier 2008
Mon Quartier, la nuit
Parce que lorsque votre portable vous lâche, et que vous vous retrouvez toute seule sans soirée, sous la pluie et presqu'à la porte, il ne reste plus qu'une seule chose à faire: mitrailler. Et ça, je sais le faire. Par contre, le faire bien, ça c'est une autre histoire!!
Welcome to Scotland! (bis repetita)
Eh voilà, pouf, après trois semaines passées en France, il fallait bien rentrer. Pas la mort dans l'âme, par contre. Toute contente de retrouver mon appartement et mes habitudes. L'impression de n'être jamais vraiment partie. C'est étrange la sensation que j'ai, de retrouver tous ces lieux familiers, qui ne font partie de mon quotidien que depuis quelques mois seulement. Mais c'était plus fort que moi; quand un passant m'a bousculé et s'est excusé par un "sorry" en roulant délicieusement son "r", à la manière glaswégienne, j'ai failli lui sauter au cou, de joie.

Les jours qui rallongent enfin, vue de ma fenêtre
Après une reprise des cours des plus normales (le stress: comment les gens se souhaitent-ils la bonne année dans ce pays d'handicapés tactiles? Un bon hug ou juste un vague 'Happy New Year'? Réponse: on se serre la main droite, tout en s'embrassant la joue gauche une fois...étrange...) et les gamins qui me déballent la liste de leurs cadeaux reçus (en général, le dernier Ipod, le dernier Apple et un écran LCD, sans parler des fringues, bijoux, autres...) (je précise que les gamins en question n'ont que huit ou neuf ans), je me suis mise à bosser à fond pour le mémoire de master. J'ai passé toutes mes heures de trou, ainsi qu'une grande partie de mes nuits sur des bouquins hautement passionnants. Le pire...c'est que ça va devenir mon rythme de vie pendant cinq mois... Et je tiens déjà plus!
Mis à part mes heures de solitude face à mon écran de portable, on est "un peu" sortis, histoire de tous se retrouver.
Dimanche soir, le Uisge Beatha. Grosse déception, c'était mou, il n'y avait pas grand-monde et peu d'ambiance.
Lundi soir, le Nice'n' Sleazy, qui devient une habitude (j'oublie à chaque fois d'emmener mon appareil photo). Mark et Tom ont chanté plusieurs fois, puis à minuit, comme on nous mettait dehors, direction le petit café pour aller boire notre traditionnel Ultimate Hot Chocolate avec des marshmallows qui fondent à l'intérieur. Tom nous a fait découvrir une autre spécialité gastronomique (écossaise?): le Coke Float. Basiquement, vous prenez du coca dans un grand verre, vous y mettez de la glace à la vanille, vous rajoutez du sucre (parce que voyez-vous, ce n'est pas déjà assez sucré), et vous savourez...ou pas!!! On est rentré à pied vers les trois heures (heureusement que je ne travaille que l'après-midi, le lendemain!!).
Vendredi soir, Magdalena, Marie-Hélène, Sarah, Sophie, Gilles, Gerry et moi, on a pris la direction du meilleur restaurant italien de la ville "Fratelli Sarti", histoire de nous faire oublier le fait que nous sommes à des milliers de kilomètres de nos chers reblochons, beauforts, saucissons et autres délices pour les papilles.
L'ambiance était sympa, notre table étant dans la "wine section"; on a eu du mal à décrocher deux mots à Gerry, le seul écossais de la table, mais il s'est vengé sur la bouteille de blanc. Les Allemandes nous ont ensuite quittés pour cause de crève, et nous sommes allés au Bunker, une sorte de pub classy, à la limite du club. Surpopulation de pouffiasses au mètre carré, mais au moins, ça fait couleur locale. Bonne petite soirée qui ne s'est pas terminée trop tard.
Le lendemain, on organise un peu à la va-vite une soirée chez Marie-Hélène. Sarah et moi y allons plus tôt pour manger avec MH et sa coloc américaine, Alyssa; on s'échange nos cadeaux de Noël (un haut de soirée et des boucles d'oreilles de Marie-Hélène, un cd live de David Bowie et le dvd de Pride and Prejudice version BBC (c'est trop posh et so british, j'adoooore) de la part de Sarah).
Puis tout le monde arrive: Magdalena, Tom, Gilles, Gerry, Andrew, un pote à Gerry. On discute pas mal puis Marie-Hélène essaie de nous motiver pour aller au Flying Duck, le nouveau club branchouille du centre-ville mais sans succès. Il pleut à verse dehors et la flemme nous prend rapidement. On rentre se coucher vers une heure. J'ai réussi à faire promettre à Tom de nous emmener dans son Land Rover sur les bords du Loch Lomond, un des plus beaux d'Ecosse, dans quelques semaines. On croise les doigts. The deal is the deal, man!!
Dimanche, c'est-à-dire avant-hier, lever un peu difficile. On s'était mis d'accord la veille avec Gilles pour aller visiter une distillerie de whisky un peu dans la campagne au nord-ouest de Glasgow. Rendez-vous à son appartement; Magdalena et Marie-Hélène étant en retard, Sarah et Gilles font du trafic d'alcool, et Sarah s'est fait plaisir avec des bonnes bouteilles de rouge.
On part enfin pour la distillerie Glengoyne. Les routes sont inondées, Gilles conduit bien mais vite, je me cramponne à Magdalena les trois-quarts du temps. Il n'y a pas grand-monde à la distillerie et on a droit à une visite rien que pour nous. C'est intéressant même si je ne suis pas sûre d'avoir tout compris au vocabulaire technique. Dégustation de single malt, Sarah noie le sien avec de l'eau (parce que oui, on peut couper un single malt avec de l'eau) (c'est instructif d'être en Ecosse).
Lorsqu'on ressort, il fait nuit et il pleut (pour changer), on renonce donc à notre promenade dans la nature et on rentre sur Glasgow...Fatiguées, on s'asseoit devant une bonne série et...non, en fait, on est ressorties et on est allé au cinéma voir Dan in real life (bon petit film). J'ai ensuite bossé jusqu'à une heure et demie du matin, et j'ai commencé la nouvelle semaine sur les rotules. Welcome home!!






















