Mel perdue dans Glasgow!

Un an à Glasgow, en tant qu'assistante de Français. Plein de galères et de bons moments en perspective!

20 septembre 2007

A Glasgow, on sort!

On pourrait croire que je passe mes journées à me morfondre, dès le boulot terminé ; sans doute à cause du temps gris qui n’invite pas à la fête. Et pourtant, les Ecossais sont certainement parmi les personnes les plus fêtardes que j’ai pu rencontrées. Alors, comme c’est une année d’immersion, j’ai été forcée d’y participer. Forcée, j’vous dis…Si, si...

Depuis que je suis arrivée, j’ai fait plusieurs pubs. Le King Tuts en ville, là où Laura a piqué un poster de Damien Rice pour moi et où les filles ont joué la partie de billard la plus pourrie qui puisse exister (je ne critique pas, je ne sais pas jouer !).


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Sarah, moi et Thomas, un Frenchy à la recherche d'un boulot à Glasgow


Je passe également mon temps au cinéma (vive la carte illimitée à 15 euros par mois) dans le plus gros cinéma de la ville (16 salles et autant voire plus de films). 4 films en 6 jours...je vais battre un record!

Mais la soirée la plus marrante s’est passée il y a un peu moins d’une semaine le vendredi soir. On s’est tous retrouvés entre assistants, plus Insa, en première partie de soirée dans un pub classy, le Loft, sur Ashton Lane. Il y avait un écran géant dans le pub (si on peut appeler pub une sorte de salle immense bourrée à craquer) qui retransmettait le match de Rugby de l’Angleterre. Les Ecossais hurlaient de joie dès que l’Angleterre perdait le ballon, c’était marrant à voir. On a découvert aussi l’une des obsessions des  Ecossaises. Dans les toilettes des filles, en théorie, on trouve des distributeurs de tampons, ce genre de trucs. Ici, non. Ici, c’est un lisseur qu’on trouve. Un pound les trois minutes pour retrouver le lissé parfait des cheveux. Quand on voit les baguettes qu’elles ont toutes, c’est pas très étonnant ! On a eu particulièrement l’air débile aux yeux des Ecossaises  quand on s’est amusé à le prendre en photo.

En deuxième partie de soirée, on est allés au Cheesy Pop, une big soirée étudiante où Insa avait des entrées gratuites. La musique était…éclectique : de Mickael Jackson à Pink, en passant par Rihanna, Britney Spears, les B52 et les Guns ‘n Roses. Ils se sont tous excités sur une chanson très populaire ici dont je recherche désespérement le nom pour pouvoir vous la mettre sur le blog. Les filles sont allés danser, Michele l’Italien est resté collé à sa pinte (l’amour de sa vie, enfin de la soirée en l’occurrence) mais sautillait sur sa chaise. On a revu Daniel, l’Allemand Erasmus qu’on avait croisé à l’hôtel, et qui m’a bien fait rire quand il s’est énervé sur les pouffiasses Ecossaises (environ cinq au mètre carré) (et vraiment vraiment vulgaires) et qu’il a découvert mon âge.

« Look at those cheap girls ! They’re barely 20 and they act like whores. I can’t stand that, that disgusts me, they’re not even pretty, lots of make-up, mini mini mini skirts. Yerk! God, they’re just kids!! When I see them, I’m happy we’re older”

“Er…Daniel, you know, I’m 20 too…”

“WHAT?? I thought you were 24, like me! How come? You look so…less..not cheap, fuck!”

Michele m’a regardé avec des yeux ronds lui aussi quand il a su que j’avais vingt ans (ils ont tous 24, crénom de nom!!). Il faudrait savoir, à l’entrée des pubs, ils me demandent mon ID card pour vérifier que j’ai plus de 18 ans!!

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Ashton Lane, vue du Loft



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Dans le Loft


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Donatien, Michele et Myriam

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Laura (qui nous fait un remake de Cousin Machin), Laurette et Insa

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Laura, finalement!

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Sophie, l'Allemande et Raquel, l'Espagnole

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Moi et Marie-Hélène (pas bourrée)

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Laura, Laurette, Insa et Sarah
(toujours au Loft)

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Laura en pleine démonstration dans les Ladies Toilets!

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Le bras de Laura décoré du tampon de la soirée: Queen Margaret Union

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Petite photo de groupe

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La foule en délire sur Britney Spears...

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Daniel, inspiré!



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Une foule en délire sur Chelsea Dagger, des Fratellis, LA chanson du moment en Ecosse!

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17 septembre 2007

Y a eu une Allemande qui a habité chez moi... -- I'm a bloody West Ender now!!

Je pourrais vous faire un très long post comme j'en ai le secret pour vous parler de mon sujet préféré du moment (c'est-à-dire mon appart) mais non...
En deux petits mots, on a trouvé une merveille au bout d'un peu plus d'une semaine de recherche, à deux pas des Botanic Gardens, de Byres Road et d'Ashton Lane (ze street with ze pubs!!) et surtout, en plein dans le West End! Le West End, pour les incultes, c'est le repère hippie-chicos-populaire de tous les étudiants, artistes et gens assez friqués. En deux mots, ça claque!
Quand on a emménagé et qu'on a quitté ce maudit hôtel (les gens, croyez moi quand je vous dis que c'était l'horreur), on a emmené dans nos bagages pour quelques jours, Insa une étudiante Erasmus allemande qui a pu assister à la décadence de la gastronomie française et à notre légendaire sens de l'ordre. Au final, elle a trouvé un appart en colloc dans la même rue que nous; petites soirées en perspective!

J'arrête de parler et voici quelques photos de l'appart (vous trouverez le reste dans l'album photo si j'arrive à le mettre d'ici un ou deux jours)

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Sarah devant la porte de l'immeuble

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Notre appart de dehors

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Notre entrée le premier jour

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Notre cuisine, style Ecossais

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La salle à manger

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Nos posters trop classes (avec dans le miroir, le reflet du poster de Death Proof)

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Ma chambre, au tout début (avant le bordel, les fringues par terre et les posters au mur)

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Le petit jardin commun, qu'on voit de ma fenêtre (et il fait beau à Glasgow!)

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14 septembre 2007

Première semaine partie quatre

8/09/07

Samedi : l’après-midi, Laura, Myriam et Marie viennent voir notre appart, on va faire des courses dans l’aprem et on se rend compte qu’il y a un match qui va avoir lieu parce que tous les mecs sont en kilt avec des drapeaux de l’Ecosse dans la rue. En arrivant vers Buchanan Bus Station, dans l’hyper-centre, on voit trois ou quatre types qui se tapent doucement dessus. Je rigole en disant à Laura que c’est bien les mecs, ça, beaucoup d’insultes, des « vas-y que je te pousse » mais pas de coups de poing ni de coups de pied. Sauf que…au moment où l’on passe près d’eux, ça dégénère. Ils s’y mettent à huit à se taper dessus en pleine rue, devant les mamies et les gosses. Ils se tapent dessus avec les bouteilles de bière et de vin qui volent et qui se fracassent par terre. Tout le monde pousse des hurlements parce que ça devient vraiment violent et évidemment, aucun flic dans les environs. On commence à reculer pour partir vite quand tout d’un coup, l’un des types pousse un autre mec extrêmement violemment sur la chaussée. Crissements de freins, le chauffeur de bus pile comme un dingue et s’arrête à un mètre de la tête du gars qui est par terre. Ca nous a vraiment choquées parce qu’il était cinq heures de l’aprem en pleine ville et que personne ne faisait rien. On est donc vite partis. Le soir, on a fait une petite pendaison de crémaillère improvisée, avec des fraises en dessert. Puis Marie-H est partie « clubber » avec Fiona et nous, nous coucher  (toujours sans couette mais avec des coussins)!!!


 

9/09/07

Dimanche: premier jour de glandouille absolue...et quelques courses le dimanche matin pour acheter nos couettes, un fer à repasser, des serviettes de bains...On est enfin à peu près installés...

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Première semaine partie trois

6/09/07

Jeudi : premier cours avec les primaires. Trois sessions de quarante-cinq minutes avec pause dans le staff room au milieu. Il y a des apprenties profs qui ont mon âge (quatre filles) et qui me parlent un peu, il y a aussi un garçon qui, dans le style british débraillé, est à tomber par terre et qui fait son associal avec son lecteur mp3. Je passe ma matinée à répéter la même chose « je m’appelle… » « j’habite… »…J’ai mal aux pieds à force de rester debout.  Je file ensuite au lycée pour donner mon cours avec mon petit groupe (celui où il n’y avait que Claire au début). Je sais que ce sera sur La Peste, de Camus. Le problème, c’est que Kandi ne m’avait rien expliqué. Je pensais l’assister…En fait, elle me laisse toute seule face à quatre élèves, avec le livre dans les mains (lu il y a trois ans) et un cours de littérature de 55 minutes à improviser. Ca a été dur mais l’effet est grisant quand les élèves prennent respectueusement en notes toutes les bêtises que j’ai pu leur raconter !!

Les cours à peine finis, je me précipite parce qu’on a un rendez-vous pour un appart dans le West End, à côté de Botanic Garden, près de chez Fiona et de Marie-Hélène. Quand on arrive, rien que la vue du quartier nous remonte le moral. Au sommet d’une colline (seul inconvénient, il faut marcher un peu), c’est le quartier typiquement écossais, des vieux immeubles en briques rouges avec des minis-jardins sur le devant…Et quand nous entrons…Mamamiaaa !!! Une grande entrée, une cuisine à l’anglaise (tout en longueur), un grand salon lumineux, deux chambres, une grande (ce sera la mienne, merci Sarah) et une plus petite, et la salle de bains….on avait oublié à quel point une salle de bains peut être propre !! Mais le mieux, c’est le jardin à l’arrière. Il est tout petit, commun à tout l’immeuble (six appartements) mais un petit carré d’herbe et quelques plantes, ça n’a pas de prix. Il est un peu cher (300 livres par mois, par personne sans les charges, c’est-à-dire 450 euros) mais ce sont les prix des loyers à Glasgow. J’ai envie de le prendre tout de suite (nous sommes les premiers à le visiter) mais nous en avons d’autres à visiter et surtout un à huit heures avec Inza et Daniel dans l’optique d’une colloc à quatre. Je ne sais pas comment on se débrouille mais l’un des rendez-vous est annulé, le proprio du second ne se pointe pas et on n’a jamais trouvé le troisième appart. A huit heures, on visite donc l’appartement pour quatre. Il est magnifique, immense, génial, ultra équipé, télés dans toutes les chamrbes mais bien trop cher pour nous. Sitôt sortis, j’appelle la proprio du premier appart et je pousse un hurlement de joie quand elle dit que nous l’avons (elle était pliée de rire au téléphone). Ca peut paraître débile mais on avait passé une semaine entière à marcher trois ou quatre heures dans cette ville, à visiter des taudis et rentrer le soir…dans un taudis.


7/09/07

Vendredi : le matin, on va chercher notre argent à la banque puis on récupère nos bagages à l’hôtel. On prend un taxi jusqu’à l’appartement (nos valises sont trop lourdes et encombrantes pour le bus), puis on signe le bail. Ca fait vraiment mal de voir tout l’argent retiré le matin même passer dans les mains de la proprio. Toute notre paye y passe…Heureusement qu’on avait emmené de l’argent avec nous. L’après-midi, on part en ville chercher des draps et des couettes et d’autres choses pour l’appart. On achète des kilos de bouffe mais on fait du 10 mètres à l’heure sur le trottoir. Une vieille dame nous voit galérer avec nos courses, va chercher sa voiture et nous emmène jusqu’à notre appart. J’adore ce pays, les gens y sont bien plus accueillants qu’en France !! Nous n’avons pas trouvé de couette donc on dormira sans. On sort le soir même pour aller voir un match de rugby avec la France, on est tellement crevés qu’on finit au Mac Do puis dans un pub (the King Tuts) avec Inza, l’allemande, Marie-H, Laura et Myriam et Thomas, un gars qui cherche du boulot et qui vient de ma ville (on l’a rencontré par hasard). On part ensuite du pub, Laura vole pour moi une affiche de concert de Damien Rice (j’aurai jamais osé le faire ni lui demander !! Mais elle a vu que je bavais dessus et puis…au final, ça m’arrange). On dit aux filles de venir boire un coup chez nous mais tout le monde est fatigué donc on rentre chez nous et on invite Inza à dormir pour qu’elle puisse dire adieu à tout jamais au Horror Hotel.

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Première semaine partie deux

3/O9/07

Le lundi, premier jour de boulot pour Marie-Hélène et moi. Sarah n’a aucune nouvelle de ses écoles. On me présente juste aux différents élèves, Kandi , la prof qui s’occupe de moi est une excitée mais est assez gentille et très serviable. Je rencontre Sophie, l’assistante allemande qui est dans le même lycée que moi. Je dis au revoir à tout le monde, je rentre à l’hôtel rejoindre Sarah (Marie-Hélène nous quitte et va emménager avec une Londonienne) et direction Byres Road pour les annonces. On téléphone à des millions de personnes, on décroche un rendez vous pour le lendemain.

4/09/07

Mardi : Sarah arrive en retard au boulot, son école est à 40 minutes de bus dans la cambrousse. Je commence la classe, d’abord avec des sixièmes (la prof n’était pas au courant de ma venue, cool…) puis avec Nikki, la meilleure des profs de français, qui me fait travailler avec un groupe d’élèves. En fait, il n’y a que Claire, les autres sont partis visiter l’université. Claire est une fille mignonne de 17 ans qui prend un air terrorisé dès que je lui parle (pourtant, je lui fais toujours le sourire ultra bright pour la rassurer…). Mais je ne désespère pas de la motiver un peu.

Retour à l’hôtel, on va visiter l’appart. Il est assez tard, on ne le trouve pas car la rue dans laquelle il se situe est très longue (plusieurs kilomètres). On demande à un type nommé Saki de nous indiquer où trouver un taxi. Il prend nos numéros de téléphone etc et nous en trouve un. On arrive à l’appart avec une demi heure de retard, ce n’est pas très cher, c’est bien situé mais le proprio Pakistanais est louche et assez oppressant. On se barre vite fait. On inaugure la technique pour héler un taxi (on s’avance sur la chaussée, on prend un air confiant et on lève la main et on garde l’air confiant, après que cinq taxis soient passés sans s’arrêter) et on rentre, crevées, à l’hôtel. Les Anglais de seize ans feront la fiesta cette nuit là.


5/09/07

 

Mercredi : stage avec les assistants à Lennoxtown et gros chèque de 664 euros (l’avance sur salaire qu’ils nous devaient et le montant qu’on touchera chaque mois…200 euros d’impôts, ça fait mal…mais ils nous les rembourseront à Noël et là, bling bling, joli chèque de 1000 livres (1500 euros)…d’ici là on se sert la ceinture !!). L’organisation est parfaite, la nourriture excellente (et gratuite !!) et on peut rencontrer les autres assistants. Laurette, Jocelyne, Laura et Myriam qui habitent à Kirkintilloch et chez qui on passera prendre un verre, Marie-Hélène, Raquel l’espagnole qu’on avait vu lundi, Michele le seul garçon, l’italien très sympa, Sophie et Christine les deux allemandes qui habitent à Anniesland. Sarah et moi ne retirons pas notre chèque. Nous sommes les seules sans appart, donc on ne peut pas ouvrir de compte en banque sans adresse. Or, on ne fait pas confiance dans la sécurité de l’hôtel pour près de 2000 livres en tout, planquées dans notre chambre. Le soir, on mangera des pâtes à la carbonara chez Laurette puis on ira boire un verre en ville, Marie, Sarah, Laurette, Sophie et moi.

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Petite première semaine de malade...

Je vais faire un résumé de la  première semaine de dingues qu’on a passé. Le but principal était de trouver un appart, Sarah et moi, et de trouver une chambre pour Marie-Hélène qui voulait une colloc avec un(e ) Anglais( e ).

1/09/07

 Le lendemain de notre arrivée, on s’est occupé du téléphone et de la carte de bus, les deux éléments essentiels de notre survie en jungle urbaine. Le samedi soir, Fiona, la fille de la prof de Français avec qui bosse Marie-Hélène (oui, c’est un peu compliqué !), nous propose de sortir manger des tapas. On accepte, on n’a pas très envie du barbecue gratuit ! Le soir même, on va donc à l’appart de Fiona, on y rencontre sa colloc Debs, une petite brune sautillante, et trois autres de leurs amies dont Gill. On prend l’apéro avant de sortir…Pour moi, c’est une grande vodka orange….pour les Ecossaises, c’est quatre verres de vin (et pas les petits verres à la française hein !). Elles sont déjà éméchées quand on prend le taxi pour le resto. Le Café Andaluz est un restaurant bon et pas très cher, dans le West End (le meilleur quartier de Glasgow !!) si on reste raisonnable. Nous sommes huit, Fiona commande 21 plats, trois bouteilles de vins et trois grands pichets de sangria... Il n’y a pas d’eau sur la table et les plats sont très épicés  alors je bois de la sangria pour éteindre l’incendie. Le serveur nous offre ensuite une téquila gratuite, je finis la soirée complètement soûle (mais pour les Ecossaises, je suis juste « tipsy »). Les filles nous proposent de sortir en boîte ensuite mais on décline l’invitation car la note au resto est salée : 20 livres par personne (un peu plus de 30 euros) et on a encore le taxi à payer. On apprendra plus tard qu’elles auront bu quelques verres de plus après notre départ (Fiona à côté de moi a bu au resto 6 verres de vins, deux téquila et sept verres de sangria en moins d’une heure…). On rentre à l’hôtel et dodo.

 

 

 

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Marie-Hélène, Sarah, Debs, Je me souviens pas du nom, Je me souviens pas du nom bis, Gill, Fiona et moi

 

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Gill, Fiona et moi, toutes bourrées


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Une petite partie des plats qu'on a pu engloutir ce soir-là...

2/09/07

Le lendemain, Fiona qui est vraiment sympa et qui parle bien mieux français quand elle a la gueule de bois, vient nous chercher et nous emmène à l’aéroport pour récupérer les bagages perdus de Sarah. On va ensuite dans le West End, sur la Byres Road (rue maudite de la semaine), dans laquelle on peut trouver sur une vitrine toutes les annonces des apparts à louer. On s’installe dans un café et Fiona téléphone pour prendre les rendez-vous. Sarah et moi, nous n’en décrochons que deux. On passe ensuite toute notre après-midi à visiter des chambres et des apparts, Marie-Hélène trouvera son appart au troisième essai, et nous bavons devant un appart pas cher et génial à Anniesland qui, nous l’apprendrons le lendemain, sera loué à quelqu’un d’autre. Debs qui nous a accompagné n’arrêtait pas de dire au début « ooh it’s so exciting »…à la fin de la journée, elle ne parlait presque plus ! Dimanche soir, Sarah et moi devenons des dépressives chroniques.


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Sarah, Fiona et Debs, à l'intérieur de l'une des serres du Botanic Garden -- Petite pause entre deux visites d'appartement...

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09 septembre 2007

The Crazy Hotel

En arrivant sur Glasgow, je suis « descendue » au Glasgowbackpackers (je n’ai aucune réticence à citer ce nom puisque je ne vais pas faire sa publicité….) , un hôtel qui a beaucoup de noms. Sur le Guide du Routard, la description donne à peu près ceci : « hôtel brouillon voire carrément souillon ». En fait, on ne peut décemment pas appeler cet endroit à un hôtel. C’est un refuge au grand n’importe quoi. Glasgow-arnaqueurs, Glasgow-glandeurs, pour beaucoup, il a comme surnom « the Crazy Hotel ». Même ceux qui n’y sont pas allés le connaissent de réputation.

Pour aller le plus vite possible, il y a Colin, le patron, un écossais d’une cinquantaine d’années, la brioche, le nez et les joues rougies par l’alcool, une certaine lenteur dans les gestes mais un débit incroyable de paroles proférées dans un anglais parfois approximatif (ah l’alcool…) avec une bonne pointe d’accent écossais. Ce gars est un sacré arnaqueur, enfin il pense l’être mais il gère tellement mal son hôtel qu’au final, ce sont ses clients qui en profitent le mieux. Il y a ensuite Maël (parti depuis), un Breton de 19 ans en stage ouvrier pour son école d’ingénieur qui nous aura bien aidé tout au long du séjour au Crazy Hotel. Dès le début, on a été prévenus : ici, c’est le grand n’importe quoi, la jungle. Ambiance… Vient ensuite Neil, un écossais immense et baraqué, qui a passé neuf ans en Allemagne et parle avec un accent un peu étrange (il sort à présent avec Christine l’une des assistantes allemandes, elle aussi étant passée par cet hôtel). Il est plutôt sympa, nous arrange quand il peut et se moque gentiment de nous. Puis Voychèk (prononcer « Voye tchèque ») qui comme son nom ne l’indique pas est Polonais. On ne comprend rien à ce qu’il nous raconte, on ne l’aime pas au début mais c’est notre « ami des réparations de connexion internet » et après lui avoir proposé un peu de notre chocolat (les derniers carrés survivants de France !), il se déride pas mal. Puis il y a celui dont on ne sait pas le nom, le « connard de la nuit », un brun qui t’agresse pour avoir le fric, qui ne lève jamais son cul de sa chaise pour venir t’aider.

Mais là où ça devient intéressant, c’est au niveau des clients. Cet hôtel, c’est carrément l’auberge espagnole. On y a rencontré Adam, l’australien de 23 ans en pleine année sabbatique-recherche de boulot, un gars de Perth qui pendant le barbecue essayait de nous faire manger un maximum de steaks au poulet, trois Américains en vacances quand nous sommes arrivés, une canadienne-thaïlandaise qui étudie à Oxford, une Indienne en stage dans une « design firm », Stefan, un allemand à la recherche d’un boulot pour trois mois et qui paie ses nuits en faisant le ménage dans l’hôtel (un suicidaire en somme),  Mateusz le Polonais qui bosse dans le bâtiment et avec qui nous avons eu un débat philosophique sur « est-ce que c’est Jason Statham qui joue dans le Transporteur ou Bruce Willis ? » (c’est Statham), Daniel et Inza, deux allemands avec qui on a failli faire une colloc. Il y en a eu d’autres à qui l’on a pas vraiment parlé, notamment le Pervers de MTV. Un pauvre gars avec les cheveux longs,  sa bouteille de whisky à la main, à mater MTV dans la salle du bas, quelque soit l’heure. Abraham le Marocain(ou Ibrahim, j’ai un doute) que j’ai croisé en slip kangourou dans le couloir à minuit et qui a continué son chemin comme si de rien n’était. Il y a eu ceux qu’on a insultés et quasiment frappés : des gamins anglais de seize ans qui venaient visiter l’université de Glasgow et qui ont passé leur temps à se saouler à l’hôtel. A trois heures du mat (on avait cours le lendemain), ils hurlaient toujours dans la chambre d’à côté, faisant claquer les portes. Je suis sortie deux fois les insulter (« shut the fuck up, you fucking guys ») puis aller supplier Voychèk de les virer. Ils sont partis au bout de deux jours mais on a passé deux nuits pourries.

Notre vie à l’hôtel pendant une semaine a été assez le foutoir. Marie-Hélène, la troisième française nous a rejoints au bout de deux jours et même si nous avions réservé pour trois, la chambre n’étant que pour deux, la troisième personne devait dormir sur un matelas sur le sol. La seule chose propre était les draps. Quand nous sommes arrivées (on a changé de chambre plus tard( de la chambre Spain à la chambre Austria en faisant les yeux doux à Maël), il y avait des chips sur le sol, les deux fauteuils rouges, bien que clâââsses, étaient à moitié défoncés, les lits superposés grinçaient en permanence et nous avons du changer nous-mêmes l’ampoule de notre chambre, à minuit, à la lueur du portable, en équilibre sur le lit superposé et l’étagère fixée au mur !!!! Pour les repas, le petit-déjeuner était offert, mais il fallait se battre pour avoir un peu de lait. Les toasts et la confiture étaient corrects. Le midi, on se débrouillait comme on pouvait, sandwiches achetés à Sommerfield ou au Morrisson, un Pizza Hut, un fast-food par ci par là. Niveau bouffe, c’était vraiment pas ça. Le soir, c’était barbecue gratuit, mais il fallait voir la qualité du truc : des steaks surgelés au poulet (on soupçonnait qu’ils étaient à base de chèvre) durs comme du bois parce que cramés, de la salade bizarre (groseilles, fraises, et haricots rouges…) et une quantité de sauces à l’aspect assez repoussant (j’en ai testé pas mal….ça m’a détruit l’estomac).

Quand on rentre dans l’hôtel, on a une odeur aigre qui nous prend à la gorge, un mélange de tabac, de graillon et de je ne sais quoi d’autre. L’hôtel est minuscule, mais c’est un dédale d’escaliers, de portes. On ne sait jamais sur quoi  ou qui on va tomber, on s’y est même perdu au début. Des douches et toilettes dans tous les coins. Par contre, la propreté ici, ils ne connaissent pas. La plupart des douches sont bouchées et l’eau stagne au fond de la cuvette. Mais il faut bien se doucher donc à chacun sa technique pour ne poser sous aucun prétexte le pied par terre. Après l’arrivée de Stefan, il faut avouer que l’hygiène s’est considérablement améliorée…mais le pauvre !! Quant aux toilettes, n’en parlons pas, je suis traumatisée à vie. Selon Maël, si les services de l’hygiène débarquaient, ils fermeraient l’hôtel dans la minute. Je n’ai pas eu beaucoup de mal à le croire !! Rien que la graisse stagnante dans les casseroles de la cuisine…

Le pire peut-être fut qu’on a fini par s’y habituer et on désespérait tellement de ne pas trouver un appart qu’on rigolait en disant qu’on allait refaire la décoration de notre chambre de six mètres carrés. Mais heureusement, maintenant, on a un appart et on a quitté le Crazy Hotel (surnommé le Horror Hotel par Inza qui n’y est restée que deux jours …on a eu pitié d’elle et depuis, elle dort chez nous jusqu’à mardi prochain lorsqu’elle aura son appart).

La preuve de l’horreur de l’hôtel en image. Mon appareil embellit toujours beaucoup la réalité donc les premières photos sont pas mal…mais il faut regarder de plus près…et puis rien que l’odeur…ah l’odeur…

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Le fauteuil classe

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Waow, vive la chambre pour trois

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Les escaliers qui font classe (mais qui puent)

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La cuisine dans son état habituel...

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La douche aussi dans son état habituel...

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Le sol plein de cheveux et de "trucs"... de la "salle de bains"

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Oh, vive l'isolation, et les jolis tuyaux tous pourris...

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01 septembre 2007

Voyage et premier jour à Glasgow: la grande poisse

31/08/08

Ne voyagez jamais avec moi !

Quand on part pour un an en Ecosse, on se monte vite la tête à se dire « oué, j’boirai plein de bière, je ferai la fête tous les soirs, adieu les amis, on se revoit à Noël !! ». Mais pour être en Ecosse, il faut d’abord prendre l’avion.

Et aujourd’hui, c’était le grand jour, le Départ avec un grand D. Sommeil agité et quasi-inexistant (à peine deux heures dans la nuit), je me retrouve trois heures après mon réveil à attendre mon avion à l’aéroport Saint-Exupery de Lyon. Adieux un peu rapides à mes parents, pas trop larmoyants, je suis une grande fille maintenant !

Mais bizarrement, le jour où il ne faut pas que ça foire…..tout foire dans les grandes largeurs….Et quand je dis grandes largeurs, j’ai été particulièrement servie. J’ai pas mal pris l’avion, rarement toute seule, j’ai toujours une trouille bleue au décollage, à enfoncer mes ongles dans les accoudoirs mais je sais un tantinet me débrouiller et je sais surtout que l’heure inscrite noire sur blanc sur les billets correspond rarement à la réalité. Je sais aussi qu’un aéroport, par essence, c’est n’importe quoi. Et London Heathrow, tout particulièrement.

Tout a commencé quand, en attendant d’embarquer à Lyon, donc, pour l’aéroport de Londres Heathrow, une hôtesse reçoit un appel de l’équipe technique qui signale un problème de pneu sur l’avion. L’annonce est faite quelques instants plus tard. Retard de 45 minutes. Comme c’est assez fréquent (les avions ne savent pas être à l’heure, c’est mathématique), j’avais prévu large pour mon escale à Londres, je ne stresse donc pas, je me cale dans mon fauteuil et j’allume mon lecteur MP3. J’étais même prête à faire un somme quand l’un des passagers bondit et s’en prend violemment à l’hôtesse. « Mais c’est intolérable, bravo Britishairways, bande de merdeux, incapables, vous êtes nuls blablabla » et j’en passe.

J’ai  reconnu là un trait caractéristique des Français, un des plus énervants : celui de râler à tout bout de champ. Si ce mec avait réfléchi une minute, il se serait rendu compte que notre avion aurait eu du mal à décoller et atterrir avec un pneu (on l’apprendra plus tard) complètement bousillé et mal serré. On aurait fini écrasés comme des crêpes ou complètement carbonisés. Rien que cette L’équipe de sécurité dit donc  à l’homme de s’asseoir et on patiente jusqu’à l’embarquement. Quand on monte dans l’avion, je me trompe de siège et je jure toute seule parce que d’une, mon bagage à main est ultra lourd (portable + sac= 14 kilos) Le vol se passe sans encombre, je m’endors à moitié sur l’épaule de mon voisin anglais qui a le tact de ne pas trop virer ma tête sur le côté. A l’atterrissage, on a rattrapé une partie de notre retard donc tout va bien. Je me traîne mon fichu sac (celui qui a eu l’idée de mettre des roulettes sur les sacs est un génie……mais mon sac n’en a pas) à travers tout l’aéroport, la douane, etc.

Dans la file, d’un coup, je me retourne et bouche bée, je me retrouve nez à nez face à Docteur House (je ne connais pas le nom de l’acteur). Un groupe d’étudiants espagnols dégainent les appareils photos et commencent à le mitrailler. Il ne bronche pas, mais il ne sourit pas non plus. J’imagine que ça ne doit pas être tout le temps folichon de ne pas pouvoir sortir en public sans se faire harceler en permanence. Après cinq minutes d’attente, alors que la file n’avance toujours pas, il pousse un « fuckin’ plane » et s’en va. Je me dis que décidément, ce voyage est un peu bizarre.

 Je commence alors à en avoir marre de tout ce monde, de tout ce bruit et je prie pour qu’il n’y ait plus aucun problème. Evidemment, je sonne dans les portiques de sécurité. Après avoir enlevé mes chaussures, mon manteau, tous mes bijoux, mes chaussettes (oui, ils se sont arrêtés là, je n’ai pas fini en ptite culotte non plus !), ils ont détecté que quelque chose sonnait dans mon ventre. Je n’ai aucun souvenir d’avoir mangé une quelconque pièce de monnaie. Ils m’ont laissé partir, l’air un peu soupçonneux (j’ai peut-être la gueule type de la kamikaze terroriste, qui sait ?). En soufflant, toute rouge (satané sac !), j’arrive devant ma porte d’embarquement, la fameuse gate 5, et j’attends mon deuxième avion, qui doit décoller à 11h50. Retard de 10 minutes. Décidément…Ca ne change pas grand-chose, j’attends toujours.

Quand tout d’un coup, je regarde les horaires affichés et là : vols d’Edimbourg, de Glasgow, d’Aberdeen annulés. Et là, ça s’enchaîne, d’autres vols sont annulés, les uns après les autres. Mes voisins de chaise qui partent pour Glasgow se lèvent pour aller râler (là, c’est véritablement justifié !). Je les suis (je les colle plutôt) et là, on apprend la raison des retards et des annulations. En décollant à 10h ce matin, le réacteur d’un avion a explosé (on ne nous dit rien du sort de l’avion ou des passagers, on suppose qu’ils sont vivants….on suppose), mettant le feu à la piste de décollage ainsi qu’à l’herbe autour. Bref, en un mot, le gros foutoir.

On nous explique alors qu’il faut que nous allions récupérer nos bagages , c’est-à-dire sortir de la zone de sécurité, attendre au guichet pour qu’on nous change notre billet pour un vol disponible (avec aucune assurance que l’on ait une place), réenregistrer nos bagages, se retaper la douane, les rayons-X et leurs foutues consignes de sécurité. Je commence sérieusement à m’inquiéter. Je ne suis pas la seule à être dans la panade mais c’est vraiment la poisse. Ca gronde dans les rangs mais les passagers vont faire la queue docilement pour chercher leurs bagages.

C’est alors que je repère parmi les passagers trois Français. Je m’approche d’eux (je maîtrise à la perfection la technique « pot de colle », quand c’est une question de survie), et je leur demande ce qu’il se passe (au cas où je n’aurai rien compris). Ils me proposent de les suivre, m’expliquant qu’ils ont une combine. Comme je n’ai pas vraiment compris où il fallait que j’aille récupérer mes valises, je les suis donc. On retourne au guichet (qui nous avait auparavant jeté par un « first, go collect your bagages »). Celui qui a l’air le plus vieux m’explique qu’ils sont un groupe de musique, qu’ils jouent ce soir à Glasgow et demain à Dublin. Je ne connais pas leur tête et je me dis qu’ils sont un groupe underground ou un truc du genre. Il faut dire que c’est vraiment le cadet de mes soucis. L’homme appelle son manager et lui demande d’arranger ça. Au guichet, l’hôtesse leur remet leurs billets. Celui qui m’a parlé en premier s’adresse à la femme et lui dit de me faire aussi un billet (aah, je l’aime). Elle lui répond que sur le listing, ils ne sont que cinq (c’est classe d’être star) et que je n’y figure pas. En rigolant, il lui dit que je suis le sixième membre du groupe. Elle lui oppose un refus net, trois partent chercher leurs valises, deux essaient de lui faire entendre raison, et finalement, elle accepte de me faire mon billet (ce qui signifie que contrairement à la plupart des passagers qui se sont fait avoir, j’ai une place garantie dans l’avion !!). Ils me disent au revoir et partent chercher leurs valises. Et là, je me dis que les Français sont pas tous des gros cons qui râlent sans arrêt, et qu’il y en a qui sont bien sympas quand même. Ni une ni deux, je vais chercher vaillamment ma valise (mes doigts sont devenus blancs à force de porter à bout de bras mon sac). Je trouve enfin un chariot (le seul orphelin de tout l’aéroport, j’ai l’impression) je hisse ma valise de 27 kilos comme je peux et je vais pour la faire enregistrer. L’un des deux gars du groupe vient me voir, se renseigne, me demande si j’ai besoin d’aide, je le remercie. Il me demande ensuite si je suis aussi musicienne (fou rire intérieur « ouais, ouais, dans la catégorie casserole »). Par politesse mais aussi par curiosité, je leur demande quel style de musique il fait. Il est timide et sympa, il me plait bien. Il me fait un petit sourire et me dit « Oh….on est…Nouvelle Vague ». Et là, je me sens crétine. Parce que même si je ne connais que très très mal le groupe, je l’ai déjà entendu, j’en connais qui sont fans même. Je lui dis que je connais son groupe, il a l’air tout content et en même temps gêné, et comme je dois partir, je le remercie encore et je lui souhaite un bon concert (s’ils réussissent à arriver à Glasgow à temps….il avait l’air sceptique par rapport au timing, pour faire la balance des sons…). J’ai battu mon record, j’ai rencontré deux célébrités en l’espace d’une heure. Je vais enfin ensuite enregistrer mes bagages. Le jeune qui s’en occupe est sympa et m’explique que j’ai vraiment de la chance d’avoir eu une place. Merci Nouvelle Vague !!

Ensuite…re-sécurité…Re-je resonne. Ils ne me font rien enlever mais j’ai droit à une double fouille au corps particulièrement….désagréable. Je sers les dents car je me dis que ça y est, cette fois, enfin, je vais pouvoir partir de Londres Heathrow, aéroport à jamais honni. Je me dirige vers le Terminal 1, pour la seconde fois, la gate 5 (il m’a fallu une heure pour retourner à mon point de départ….). Je téléphone à la seule personne dont j’ai le numéro, la dame du British Council (qui n’est pas là). La femme qui me répond n’est pas très au courant mais au moins, elle est au courant de ma situation. Parce qu’en plus, de tous ces retards et problèmes, figurez-vous qu’il y a une certaine Fhiona Machin qui vient me chercher bien gentiment à l’aéroport à 13h10. Hélas….à 14h05, sur le panneau, l’embarquement se fait à la porte…78. Resprint jusqu’à cette porte. Sans tapis roulant, ça ressemble plutôt à des sauts de crapaud qui porterait un sac et un ordinateur portable. On embarque à 14H30. Mais l’avion ne décolle toujours pas. Je réalise à ce moment-là qu’à part un petit déjeuner à quatre heures du matin, heure française, je n’ai rien mangé. Ils nous servent à boire pour nous faire patienter. L’hôtesse ne comprend rien à ce que je lui raconte et me sert un jus de tomate ultra épicé. J’ai envie de pleurer de rage et de taper tout le monde. Finalement l’avion décolle e. Je suis assise à côté d’une mamie anglaise un peu bizarre. Elle lit un vieux bouquin dont le résumé a l’air particulièrement glauque, elle a trois montres au poignet, et elle enlève son alliance avant le décollage pour la passer à la main droite (elle fera l’inverse avant l’atterrissage). Je dors un peu parce que je commence VRAIMENT à fatiguer. A l’atterrissage, le pilote « conduit » comme un gosse qui ferait joujou avec un avion, on monte, on descend, on slalome entre les nuages, ça retourne vite l’estomac. La mamie choisit ce moment-là pour se refaire une beauté, et son rouge à lèvres finit par lui faire un immense trait très artistique sur le menton. J’ai envie de rire mais elle me lance un sale regard. Elle plaisante pas, la mamie !!

Je récupère mes bagages à l’aéroport et je me mets en quête sans grand espoir de Fhiona Machin. J’achète un adaptateur pour avoir la monnaie pour le téléphone et je téléphone à Mary Larkin. Elle a un accent à couper au couteau, on communique moitié en anglais moitié en français. Elle me dit de me débrouiller mais m’explique comment faire. Je décide d’attendre Sarah (son avion de 17h45 ne devrait pas tarder) mais à 6H05, toujours rien….J’EN AI MARRE !!!!!!

Je décide donc de prendre le bus, puis un taxi (après moults péripéties que je tairai car c'est trop long à expliquer), j'arrive enfin à l'hôtel. Accueilli par un Français, bien sympa, je monte dans ma chambre attendre S. qui arrive une heure après, en un seul morceau mais sans ses bagages. Un barbecue est offert le soir même alors on s'incruste (trop la flemme d'aller faire les courses). La viande est légèrement cramée, les sauces étranges, les salades particulièrement peu ragoûtantes (mélange de fruits rouges et de haricots rouges...). On mange donc en discutant avec trois Américains, un Marocain, un Canadien, un Australien et une Indienne. Puis on va enfin se coucher.

La journée est finie, ça a sûrement été l'une des plus fatigantes de toute ma vie!

Je vous parlerai bientôt du magnifique hôtel où nous logeons, ses douches (crades) sur le palier, ses ampoules qui claquent et que l'on doit changer soi-même et ses matelas pour dormir par terre. La grande classe!!

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Petite présentation d'usage

Salut ! Je m’exile pour quelques temps à Glasgow, en tant qu’assistante de français dans des écoles primaires et secondaires. Ce blog sera sans prétention et n’aura pour but que d’informer mes proches et mes amis que…ben, je suis toujours en vie, n’ayant pas succombé à une attaque de moutons tueurs ! Il donnera un compte-rendu détaillé de toutes les galères rencontrées (j’ai l’intuition qu’il y en aura beaucoup), les gaffes commises, les choses découvertes et bien sûr, avec des photos siouplait !

Posté par Ephenya à 19:56 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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